retour

Fonds Patrimoniaux

Les donateurs


Docteur Antoine Mattei (1817-1881)

Membre et président de la société des médecins praticiens de Paris, membre de la société d’anthropologie et autres sociétés médicales françaises ou étrangères, ce médecin spécialisé en obstétrique mène une activité de chercheur, bibliographe, et écrivain. A côté de travaux médicaux, il publie beaucoup sur la Corse : en 1867 : « pruverbj, detti e massime corse », une notice historique sur la Corse en 1869 et un journal, les Annales de la Corse de 1877 à 1879.
Il n’a pas vécu à Bastia, pourtant la ville lui est redevable d’un riche fonds corse. Son testament ayant été annulé pour vice de forme, il faut souligner la noblesse du geste de sa veuve qui tint quand même à respecter les dernières volontés de son mari. L ‘abbé Letteron bibliothécaire de la ville, fut investi par la municipalité des pouvoirs nécessaires pour accepter cette donation gracieuse.


Docteur Antoine Mattei


Pierre-Mathieu Lucciana ou Pietro Vattelapesca ( 1832-1909)

Professeur au lycée de Bastia de 1853 à 1883, joue sur trois registres linguistiques, il traduit de l’allemand un poème de Goethe et Corsica de Ferdinand Gregorovius. Il compose des poèmes en italien et surtout, de 1887 à 1903, il publie une quarantaine de cummediole en bastiais. Il dirige et rédige la revue Cirno de 1905 à 1908. Il est l’un des artisans du risorgimento de la langue corse qui s’est manifesté à la fin du siècle dernier.

Filippo Caraffa (1801-1870)
Né à Bastia, avocat de profession, la municipalité lui confie dans les années 1846 la tâche de dresser l’inventaire des livres de Tommaso Prelà.
Le 14 mars 1848, alors qu’il est président de la commission municipale extraordinaire il rédige à l’intention de ses concitoyens une proclamation : « nella nostra lingua materna ».
Après avoir assumé des fonctions de sous-commissaire de l’arrondissement de Bastia et de sous-préfet, il se consacre entièrement à la bibliothèque qu’il installe à ses frais dans le palazzo Caraffa où elle demeurera jusqu’en 1905.
Une dépêche ministérielle lui confie les archives de Bastia en 1858.


Le docteur Tommaso Prelà (1765-1845)

Oncle de Salvatore Viale, c’est un proche du souverain pontife, médecin du pape Pie VII et Pie VIII. Patron de l’hôpital Santo Spirito, il a une double passion : la médecine et les livres. Bibliophile averti il rassemble au long de sa vie une riche bibliothèque, qui envahit son appartement romain. Il la lègue : « à sa ville natale pour être par celle-ci entretenue et ouverte à l’instruction publique ». La collection compte 16000 volumes, (8580 titres). Filippo Caraffa en dresse l’inventaire en 1846, et en assure le transfert de Rome à Bastia.

Francesco Ottaviano Renucci (1767-1842)
Originaire de Tavagna, a eu une carrière ecclésiastique voulue par sa famille, une formation fondée sur l’étude des classiques grecs et latins et une connaissance des poètes italiens.
Lors d’un séjour à Milan il côtoie chez Parini les plus grands noms de « l’illuminismo » milanais. Son éducation politique commencée à Milan fut de son propre aveu terminée à Pavie.
Une formation d’études juridiques, de cours d’éloquence et de philosophie de l’histoire lui assurent les bases d’une activité qu’il développe après son retour en Corse dans le domaine du barreau, de l’enseignement, et de l’histoire. Il ne néglige pas non plus les sciences de la nature, affirmant son adhésion à l’éclectisme des philosophes.
Au moment où il créa la bibliothèque municipale, en 1800, Renucci réussit à se procurer 3000 volumes. En 1839, il estimait le fonds à 8000 ouvrages. Dix ans plus tard, grâce au legs Prelà, la bibliothèque en compte 24000.


 


Le docteur Tommaso
Prelà


Francesco Ottaviano Renucci

 

retour